17 March 2014,
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Cor-Durillon-oeil-de-perdrixIl existe plusieurs affections qui peuvent toucher nos pieds et il n’est pas toujours évident pour les profanes de les distinguer. On parle notamment du cor, du durillon ainsi que de l’œil-de-perdrix. Qu’ont-ils en commun ? Et comment peut-on les distinguer les uns des autres ?

Cor, œil-de-perdrix, durillon : ce qu’ils ont en commun, ce qui les différencie

En premier lieu, on notera que ces affections touchent les pieds. Elles s’expliquent par la formation de peau morte qui constituent de petites parties très dures sur le pied. En effet, le durcissement de la peau est une réaction de défense de celle-ci face aux pressions ou frottements dont elle fait l’objet.

–          mauvaises chaussures

–          pression et frottement

–          cors étrangers, poils et morceaux de verre etc….

–          Verrue plantaire sous-jacentes

–          malformation de pieds.

 

Ces affections peuvent être invalidantes et constituer une véritable gêne à la vie quotidienne du sujet à cause de la douleur qu’elles peuvent occasionner surtout lors de la marche et quand ses pieds sont « emprisonnés » dans des chaussures serrées.

On note également que le cor et l’œil-de-perdrix sont de même origine mais situés sur différents emplacements, de telle sorte que l’œil-de-perdrix est également appelé cor interdigital.

Si les cors et les durillons semblent autant similaires, on peut néanmoins les différencier.

Le cor et l’œil-de-perdrix

Amas de peau morte qui se forme sur une zone de frottement ou de pression, le cor est généralement situé sur le dessus des articulations des orteils. De couleur jaune et généralement douloureuse, le cor peut être décrit comme l’épaississement de la couche cornée de l’épiderme à la zone de frottement ou de pression.

En effet, suite au frottement ou à la pression, ceux-ci résultant souvent du port de chaussures trop serrées, il s’ensuit une production par le corps de cellules en excédent en guise de protection, d’où la formation de la couche dure de peau morte.

Toujours exposée à la pression ou au frottement, cette couche de peau morte, en forme de cône, va s’enfoncer dans les couches plus profondes de la peau, ce qui entraine la douleur étant donné que l’extrémité va atteindre les terminaisons nerveuses.

Il faut souligner qu’à part les frottements ou pressions répétés, l’apparition de cor peut également être favorisée par des troubles circulatoires ou une déformation des orteils.

De même origine que les cors, les œils-de-perdrix sont, quant à eux, situés entre les orteils d’où l’appellation cors interdigitaux.

 

Le durillon

Le durillon est également une réponse du corps pour protéger la peau suite à un pore de peau bloqué, un poil incarné ou à une verrue plantaire sous-jacente.

Le durillon ressemble habituellement à un petit rond bien défini, de couleur jaune et opaque et est douloureux.

Si vous détectez un durillon chez l’enfant, à 90% du temps, le durillon ou le cors cache une verrue plantaire sous-jacente.  N’hésitez pas à le faire soigner.

 

Prise en charge du problème

Même si ces affections ne sont pas dangereuses en elles-mêmes, il convient toujours de les prendre en charge. En effet, la douleur qu’elles peuvent occasionner peut gêner le patient et entrainer d’autres problèmes avec le temps. On peut prendre pour exemple le changement de la démarche qui sera, par la suite, source de problèmes plus sérieux au niveau de la jambe ou du dos.

En outre, des complications peuvent se présenter, exposant le patient à des infections ou encore une formation de pus sous la lésion. La prudence est donc de mise notamment chez les sujets diabétiques ou encore souffrant d’une affection vasculaire, la meilleure option étant encore de se rendre auprès d’un expert, c’est-à-dire le podiatre. Ainsi, la visite régulière chez le podiatre s’impose si vous êtes diabétique afin d’éviter l’ulcère diabétique.

Si vous ressentez de la douleur ou une sensation de brûlure, si la callosité présente une rougeur ou une cyanose, si celle-ci saigne ou est fissurée, si la callosité vous occasionne des gènes, que vous soyez diabétique ou non, il convient de consulter le podiatre.

Le plan de traitement s’établit par le podiatre et ce plan de traitement est plus efficace, plus

rapidement, et évitera des problèmes à long terme. Plus la lésions est traité rapidement, plus facile

cette lésions sera éliminée, contrairement aux traitements par auto médication. Considérez le durillon,

le cor ou l’oeil de perdrix comme une carie dentaire.Si vous ne traitez pas une carie dentaire, vous perdrez peut être votre dent. Donc, si vous ne traitez pas un durillon, vous pouvez vous retrouver avec une lésion permanente.

 

Cor, œil-de-perdrix, durillon : vous pouvez les éviter

Pour ce faire, merci de suivre ces quelques conseils :

–                 Si vous n’êtes plus tout jeune ou si vous avez des problèmes au niveau des vaisseaux sanguins, prenez plus de précautions pour votre peau ;

–                 Après chaque bain, pensez à hydrater la peau de vos pieds à l’aide d’une crème conçue à cet effet ;

–                 Investissez dans des chaussures de bonne qualité, confortables (plus larges et plus souples) qui sont taillées dans de matériaux souples (cuir souple, toile…)

–                 « Oubliez » les chaussures à bouts pointus qui serrent les orteils, celles à hauts talons ainsi que celles qui sont trop serrées ou au contraire trop grandes.

Inspectez vos pieds régulièrement comme on le fait avec nos dents. Vous éviterez ainsi des problèmes à long terme.

N’oubliez pas que vos pieds vous transportent, ils sont votre propre véhicule!

On peut remplacer vos dents cariées par un dentier ou implant dentaire, par contre, on ne peut pas remplacer les pieds!

 

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